Soutien de fond aux « Gilets jaunes ».

Voila pourquoi je soutiens entièrement le mouvement des gilets jaunes.

Comme tant de Français j’ai reçu ce fameux message sur les réseaux sociaux invitant à poser un gilet jaune sur son pare-brise le 17 novembre. Ni une ni deux, je suis allé cherché d’ou venait ce mouvement pour savoir si oui ou non il était télécommandé. Puis, voyant la teneur de ce dernier, je me suis rappelé que toute révolte commençait par quelque chose d’aussi simple qu’une colère face à une taxe sur le diesel. En début de semaine j’ai pu voir des gilets jaunes sur des radars et des banderoles accrochées sur les ponts autour de Clermont. il était écrit ceci :
« Nos enfant sont nés pour être taxés », ou « nous sommes Français, pas des vaches à lait ».
Ces messages sont exactement ceux qui peuvent déboucher sur une jacquerie et c’est une excellente nouvelle. Je veux en expliquer rapidement les raisons.

1 : Le gouvernement et les Français soumis et dociles devant le pouvoir doivent prendre conscience qu’une colère gronde et que nombre de Français, tous bien différents les uns des autres, ne se laisseront pas appauvrir et écraser par l’austérité sans dire un mot. Si cette révolte a de l’ampleur, voila qui peut changer formidablement l’atmosphère de notre pays. Si nous sommes très optimiste, nous pouvons même espérer un redressement des Français par la colère, ce ne sera pas la première fois.

2 : Une révolution, un changement de régime, ou simplement une résistance populaire commencent par des révoltes de ce genre. En 1789 personne ne parlait de Droits de l’Homme, de suffrage universel ou de République, mais d’avoir de quoi manger, d’arrêter de se faire voler par les prédateurs qui spéculaient sur le pain et sur le droit de pouvoir chasser (ce qui était réservé à la noblesse). Mais la chose s’est emballée et cette révolte n’a donné rien de moins que la Révolution Française, 1789, 1793 etc.

A ceux qui s’imaginent intelligents à expliquer que le combat des gilets jaune est dérisoire, égoïste, qu’ils se trompent ; ou que personne ne sort dans la rue lorsque que la terre fait 2°C de plus, mais que pour râler contre une taxe, il y a du monde. Je leur demanderai de qui ils se moquent. La pollution provient de ces myriades de bateaux et d’avions qui déplacent marchandises et humains aux quatre coins du monde. Ce n’est donc pas à une caste de prêtres excessivement pollueurs de sermonner un peuple qui vit avec son temps, c’est à dire avec sa voiture ! Quel argument de mépris de classe ! Quelle incapacité à comprendre les Français ; ces travailleurs, particulièrement les artisans et commerçants, qui bossent tels des tacherons et qui peinent à payer leur employés ou à se payer eux mêmes.

Pensez-vous que les « gilets jaunes » qui se mobiliseront samedi imaginent sincèrement que le seul problème du monde est la taxe sur le diesel ? C’est une goute d’eau qui fait déborder le vase. Et si le vase déborde c’est justement parce que chez tous ces Français il y a un raz le bol généralisé. Ils seront tous bien différents samedi, mais tous montreront qu’ils n’en peut plus des interminables incuries, trahisons et escroqueries de nos élites.

Prendre un gilet jaune et le poser sur son pare brise, n’est-ce pas un excellent signe de ralliement ?
Se battre contre cette austérité chère à l’UE et relayée servilement par nos gouvernements, n’est-ce pas ce qui peut rassembler les Français ?
Qu’ils soient de droite ou de gauche, de souche ou de l’immigration, catholique ou athée, qu’importe !

Soutien total donc à cette révolte, même si elle est effectivement téléguidée et que nous l’ignorons, car bien malin est celui qui saura où ira la colère du peuple.

Un bon tract a été fait par l’UPR pour ce 17 novembre.
Les numéros des articles sont écris en tout petit, ce qui le rend bien plus agréable à lire. Son aspect noir et blanc donne un côté associatif et populaire, il me semble qu’il recevra un meilleur accueil comme ça. Il montre que la colère des gilets jaunes est légitime, ce qui est une excellente chose, il les encourage à franchir le pas et comprendre que le fond du problème vient de notre appartenance à l’UE.

A imprimer soi-même et à diffuser à nos compatriotes en colère, sans leur faire de leçons de morale ou de récupération. Nous ne sommes pas là pour leur expliquer qu’on a raison, mais qu’ils ont raison de se révolter car l’UE compte bien les dépouiller jusqu’au bout.

 

Mathias Masclet