Première réponse de Mathias Masclet à une sollicitation d’un journaliste.

16 mai : Voici ma première réponse à une sollicitation d’un journaliste.

Nous verrons si le journaliste en question fait un travail critique et sérieux ou si on aura affaire à de la diffamation, comme on a pu le voir quelque fois (CF communiqué de l’AFP du 10 mars 2017 relayé par La Montagne dans lequel on voit écrit, en parlant de François Asselineau : « Ce n’est pas quelqu’un de dérangé sur le plan psychiatrique, il est tout à fait sensé et raisonnable, ce qui tranche un peu avec les gens qui le suivent », ou lorsque La Tribune Le Progrès nous classe à l’extrême droite alors que le ministère de l’intérieur nous classe en divers, donc au delà de la question droite/gauche.

 

Bonjour Monsieur XXXXXX,
L’UPR Auvergne compte, ce 15 mai 2017, 451 adhérents.
89 dans l’Allier
45 dans le Cantal
63 en Haute-Loire
254 dans le Puy-de-Dôme
Je vous redonne rapidement le fond de notre programme ainsi que le programme économique, comme vous me l’aviez demandé :

1 : Le FREXIT – Rétablir une réelle démocratie en France en sortant de l’Union européenne.

Cette sortie n’est pas une condition suffisante au rétablissement de la démocratie en France, ni au redressement économique de la France, mais c’est une condition nécessaire. Nous ne pouvons rien espérer de probant tout en restant dans ce carcan européen ultra-libéral et anti-démocratique. Ce carcan est inamovible puisqu’il faut (article 48 du Traité sur l’union européenne – TUE) l’accord unanime des 28 États membres pour changer substantiellement ne serait-ce qu’un article des traités européens. L’UE est, quoi qu’on en dise, une institution excessivement rétrograde, voir réactionnaire dans son fonctionnement : la commission européenne est l’organe exécutif, elle a pourtant le monopole législatif, réduisant d’emblée le parlement à une chambre d’entérinement des seules décisions de la commission ; ceci est digne d’une république bananière. Il est indigne que la France participe à la fin de la démocratie réelle en Europe.
La déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 stipule ceci dans son article 16. – « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. » L’UE n’a pas de séparation des pouvoirs suffisante pour que l’on puisse s’en accommoder, loin s’en faut. Il serait inimaginable en France que la seule instance apte à proposer des lois ne soit pas élue au suffrage universel, mais nommée ; surtout si cette instance représente justement le Pouvoir exécutif ! Les Français n’ont malheureusement pas conscience de cette réalité.

2 : La sortie de l’euro nous permettra d’avoir de nouveau une politique monétaire et, grâce à la sortie de l’UE, nous pourrons alors retrouver le contrôle des mouvements de capitaux ainsi que la maitrise de nos frontières économiques.

Loin de vouloir faire un protectionnisme systématique, nous voulons que la France puisse, sur des points cruciaux, rétablir des droit de douane ou des quotas afin de ne pas soumettre les Français à une concurrence déloyale avec des travailleurs à très bas coût de salaire dans des pays où les normes (environnementales, sociales, sanitaires) sont excessivement faibles. J’ajouterai que c’est conforme à la morale des Droits de l’Homme et du Citoyen, et à l’émancipation des peuples et des nations, que véhicule la France dans ses meilleurs jours, car la concurrence généralisée ne favorise que les pays qui traitent leurs travailleurs comme des moins que rien. Voila pourquoi, sortie de l’UE et sortie de l’euro sont intimement liées, l’euro empêche la politique monétaire indépendante de la France, l’UE empêche le contrôle des mouvements de capitaux, permet l’évasion fiscale et encourage les délocalisations (art. 63 et art. 32 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne – TFUE).

3 : Sortir de l’OTAN pour que la France redevienne cette nation libre et indépendante, non alignée sur l’empire du moment.

L’OTAN nous oblige de collaborer avec les États-Unis. Ceci nuit gravement à l’image de la France et pour cause, nos armées sont engagées dans des guerres de domination géostratégique, des guerres de type néocoloniales. Le nombre d’innocents tués dans ses guerres augmente chaque années, ce qui est contraire à la vision républicaine de la Défense nationale et de la France comme pays défendant la liberté des peuples et des nations, surtout lorsqu’il s’agit de guerres désastreuses (Kosovo, Irak, Libye, Syrie) où la France ne défend ni ses intérêts, ni ceux du peuple du pays contre qui nous sommes en guerre. Loin de vouloir faire l’apologie de certains chefs d’États, nous savons que bombarder un pays, avec parfois plus d’un million de morts comme bilan « humanitaire » n’est certainement pas la solution. L’UPR ne se voile pas la face sur ces nouvelles guerres de domination impériale, l’aspect humanitaire de ses guerres est un prétexte.
De plus, notre appartenance à l’OTAN enferme notre armée dans des normes auxquelles les États-Unis ne se soumettent pas. Ces normes empêchent notre armée de pouvoir agir seule, elles favorisent la coopération entre états membres. Un commandement partagé peut sembler sympathique à premier abord, mais il s’agit en vérité de la création d’un bloc militaire où chaque élément du bloc à perdu son indépendance. Les blocs militaires sont facteurs de guerres, et de guerres extrêmement meurtrières (cf. les deux dernières guerres mondiales, produites par les grands jeux d’alliance). Objectivement, l’OTAN est un bloc impérial qui rassemble les plus grandes puissances militaires et économiques de la planète (de la somme des dépenses militaires de chaque pays du monde en 2010, 43 % ont été dépensées par les États-Unis, 18,4 % par l’Union européenne, 7 % par la Chine et 3,2 % par la Russie. 61,4% de la dépense militaire mondiale est donc tenue par le bloc euro-atlantique.) Nous avons donc une superpuissance militaire et économique qui prétend se défendre contre le reste du monde qui est de loin moins armé, il est inacceptable que nous osions encore faire passer ce bloc otanien comme une alliance défensive. Depuis la chute du pacte de Varsovie, il n’a cessé de faire des guerres d’agression.
Cette position impérialiste et prédatrice est contraire à la vision d’une France ouverte sur le monde, appelant à la paix et à la liberté des peuples et des nations, c’est cette dernière vision de la France que nous voulons rendre concrète. l’UE est la face civile de l’OTAN, presque tous les pays de l’UE sont dans l’OTAN et le traité de Lisbonne l’a prévu comme tel : selon l’article 42 du TFUE : « elle (La politique de sécurité et de défense de l’Union) respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique nord pour certains États membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre. »

Vous m’avez posé des questions sur la politique économique et sociale de notre programme, je vous donne quelques éléments clefs :

– Abroger les lois « Macron » et « El Khomri ».
– Garantir le statut des professions réglementées.
– Rendre la réglementation du travail intelligible aussi bien pour l’employeur que pour le salarié sans que la protection du salarié ne soit entamée. 
– La loi, notamment celle du travail, ne peut et ne doit pas être la « pierre de rosette. » Il est inacceptable qu’elle ne soit compréhensible que par des juristes.
– Porter le SMIC mensuel de 1 153 € nets à 1 300 € nets, soit une augmentation de 12 % du SMIC actuel. Le surcoût pour l’employeur sera compensé en partie par une baisse des cotisations sociales patronales pour les PME et les TPE.
– Lutter contre la précarité au travail : Durée maximale d’un CDD tombée à 24 mois, renouvellement compris (deux renouvellements maximum). Prime de précarité majorée à 20 % de la somme des salaires bruts cumulés. Taux horaire majoré de 15 % par rapport aux minima légaux ou conventionnels. Rupture de l’employeur uniquement en cas de faute grave ou d’impossibilité de maintenir le contrat.
– Favoriser l’épanouissement des salariés dans leur emploi. Reconnaître les risques psychosociaux (syndrome d’épuisement professionnel) en tant que maladie professionnelle.
– Abrogation de la directive sur les travailleurs détachés.
– Suppression du RSI et de la CIPAV
– Pérenniser le repos dominical des entrepreneurs comme celui des salariés.
Le programme législatif commun aux candidats de l’UPR est en pièce jointe.
J’espère avoir répondu à vos questions. N’hésitez pas à me recontacter pour toutes autres précisions.
Cordialement,
Mathias Masclet
Délégué régional UPR Auvergne
Candidat dans la quatrième circonscription du Puy-de-Dôme