Lorsque l’Allier et la France deviennent mécaniquement les vaches à lait de grandes fortunes étrangères.

Un bon article du Figaro explique que la rachat de 900 hectares de terre dans l’Allier relance le débat sur la souveraineté alimentaire. Inutile de lancer des polémiques sur l’accaparement des terres françaises par des puissances étrangères. Le débat est clos, l’Union européenne interdit qu’on l’interdise. Fermez le ban !

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Quand les Français arrêteront-ils de débattre pour s’en tenir à la ferme détermination de libérer leur pays en sortant de l’UE ?

Ces 900 hectares de terres du bourbonnais viennent d’être

vendu à des chinois parce que la commission européenne veille à ce qu’on ne puisse pas s’y opposer, mais personne n’en parlera dans les grands médias. Cet article du Figaro est très bon, mais il omet la question des traités européens. La libre circulation des mouvements de capitaux (1) empêche à la France de contrôler le bien fondé des achats étrangers sur son territoire.

Pourquoi les Chinois veulent-ils racheter nos terres, nos châteaux, nos hôtels et nos appartements ?

Beaucoup de Chinois fortunés tentent de sortir leur capitaux de Chine de peur de les voir perdre leur valeur. Il y a en Chine une somme d’argent à ne plus savoir qu’en faire. Les Chinois fortunés ont comme possibilité d’acheter des terres ou de l’immobilier, ce qui n’est pas interdit par le gouvernement chinois, alors ils s’en donnent à cœur-joie !

Ici, le vendeur est passé par un spécialiste sorti d’HEC pour vendre les terres de France à l’étranger (nos élites nous aiment…). Le prix était bien supérieur à tout ce qu’un Français pouvait débourser pour monter sa ferme, le vendeur et son intermédiaire sont certainement plus intéressé par leur portefeuille que par leurs compatriotes, spécialement les jeunes agriculteurs bourbonnais.

On voit la même mécanique dans l’immobilier, à Paris, mais aussi au Canada par exemple, où les Chinois font monter le prix de l’immobilier en rachetant maisons et hôtels à des prix défiant toute concurrence. Pour eux, c’est un placement qui les assure de ne pas voir leur fortune se réduire comme peau de chagrin. Avec une telle augmentation des prix à l’hectare, il faudra être un héritier pour devenir jeune agriculteur, il faut déjà être sacrément aisé pour pouvoir être propriétaire à Paris.

On ne peut donc pas en vouloir aux Chinois, qui sont plein de bon sens et qui ne cherchent pas, dans un premier temps, à prendre le contrôle de notre pays. Loin de là, il y a peut-être même (soyons romantiques) pour certain une sympathie pour la France dans leur choix. Mais lorsque vous avez 10 appartements, 1000 hectares, un château et 3 hôtels en France, il s’agit maintenant de faire fructifier ses acquisitions… Et le but n’est pas de rendre des services aux Français… mécaniquement, la France devient alors la vache à lait de grandes fortunes étrangères.

La Faute à une faille juridique avec la SAFER ? Et mon œil !

Et il faudra un jour arrêter de se cacher derrière la SAFER, qui n’est pas censé s’occuper de géopolitique tout de même…

A chaque fois, on voit les spécialistes et les journaliste nous parler de la SAFER et des failles juridiques que d’infâmes petits malins exploitent. Si le problème était si peu de chose, une loi suffirait et la chose serait réglée. Mais c’est bien toute un système de pensé, toute une idéologie européiste de concurrence généralisée et de dérégulation qui est derrière. Les Traités européens imposent cette idéologie aux élites française qui se vautrent toujours plus dans l’obéissance jusqu’à ne même pas vouloir contrôler les mouvements de capitaux dans leur pays. La sortie de l’Union européenne sera aussi la sortie de cette corruption des élites françaises qui se méfient et n’aime décidément plus le peuple français.

Lorsque des puissances étrangères rachètent la France, c’est au gouvernement de contrôler les mouvements de capitaux au frontières, pas à la SAFER, qui est un organisme dont la vocation est d’organiser la vente et le rachat des parcelles pour les paysans du cru. Est-ce si compliqué de rappeler à nos dirigeants que diriger ne consiste pas à donner le gouvernail à la Commission européenne non élue et se moquant bien de la France ?

Pour rétablir le contrôle des mouvements de capitaux, il faut sortir de l’Union européenne. Donc… on a honte à devoir le redire encore et encore, il faut adhérer à l’UPR et voter massivement pour elle. La souveraineté nationale ne nécessite pas des débats, mais un combat. A savoir l’éternel combat d’une libération nationale. Et seul le peuple peut libérer son pays.

 

Mathias Masclet

UPR Auvergne

 

(1) L’absence de contrôle des mouvements de capitaux est assuré par l’article 63 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne (Traité de Lisbonne) :

Article 63

(ex-article 56 TCE)

1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.