LE FIL DU MENSONGE

Un adhérent de l'Allier, contributeur estimé de cette page, nous a adressé une note de lecture à propos du livre que Philippe de Villiers vient de faire paraître : J'ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu.


Un adhérent de l’Allier, contributeur estimé de cette page, nous a adressé une note de lecture à propos du livre que Philippe de Villiers vient de faire paraître : J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu.

M. Philippe de Villiers vient de publier aux Éditions Fayard, un remarquable traité d’histoire contemporaine sur les origines de l’Union européenne : « J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu ». Ce livre cite et reproduit des documents d’archives retrouvés aux Etats-Unis, en France, en Italie et en Suisse. 

Pour ceux qui ne fréquentent pas que les médias dominants, le fond des révélations n’est pas vraiment une surprise. Mais se trouver confronté à la vérité historique des documents est troublante. Et les documents parlent d’eux-mêmes : 
La fondation de l’Union européenne a été financée par les services secrets américains jusqu’à ce que le projet prenne corps et trouve des relais en Europe même. À la manœuvre, trois personnages remarquables : le premier, décrit comme banquier, financier très adroit, aventurier international et agent américain ; le second, porteur d’un uniforme allemand en 1914, est un ancien ministre de Philippe Pétain ; le troisième est un ancien cadre du parti nazi. Il s’agit, respectivement, de MM. Jean Monnet, Robert Schuman et Walter Hallstein. 

Curieusement, cela ne correspond pas vraiment avec ce qu’en dit la version officielle. Les archives attestent que plusieurs personnes ainsi que des structures ont travaillé, au début du moins, avec des fonds conséquents venus des Etats-Unis. Conduite par des gens puissants et d’une grande habileté, la machination a pris l’ampleur qu’on lui connaît, subjuguant un continent entier. 
L’auteur constate également où en est le fonctionnement des institutions de l’UE et analyse la situation actuelle. L’Union européenne n’est pas, bien entendu, une construction des nations du Vieux continent puisque son travail incessant consiste, au contraire, à détruire ces nations. Force est de constater que l’ensemble des réflexions est cohérent. 

À la lecture de ce livre, il est difficile de faire la part de ce qui frappe le plus. On se trouve, en effet, confronté à une machination délibérément fondée sur le mensonge, la dissimulation et la duperie. C’est peu dire que l’avis des peuples ne compte pas ; tout est fait pour les tromper. L’auteur parle d’élite en désignant les personnes qui dirigent les institutions ; c’est qu’il a fallu aussi nombre de personnes haut placées et de haut niveau pour participer activement à ce complot contre les peuples.

M. de Villiers cite ces mots d’Alexandre Soljénitsine : « L’idéologie s’invente un réel qui n’existe pas » et « les idéologies finissent toujours par mourir car un jour, il y a un grain de sable qui justement s’appelle le réel. » Il est aussi d’avis que nous commençons à vivre cette confrontation avec le réel, la faillite de l’institution étant déjà amorcée. 

En effet et à titre de commentaire, on pourrait enfin ajouter que les promesses qui endorment sont désormais loin derrière nous. Jour après jour émerge et s’amplifie la conscience que l’institution détruit les nations et les sociétés d’Europe, et que leur survie réside dans le refus. Mais il reste beaucoup à faire. Cette situation éclaire aussi les fondations des institutions de la république, fondées naïvement sur la confiance des électeurs en leurs représentants. La sinistre vérité est que depuis plus d’un demi-siècle, l’Europe se sera sciemment appauvrie et affaiblie, employant des moyens considérables à sa propre décrépitude. Et il apparaîtra qu’il est prudent de garder ses distances, hélas, avec les amis américains.

Un adhérent de l’Allier.


Laisser un commentaire