Le drame du village d’Olloix est une anecdote révèlatrice

Olloix doit 148894 € à son assurance qui refuse de payer. Le gouvernement propose au village de faire un appel aux dons… 

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En effet, la justice demande à la maire d’Olloix de payer presque l’équivalent du budget de fonctionnement du village à cause d’une affaire dans laquelle la Mairie n’est assurément pas en tord.

Un citoyen de la commune tire à bout portant sur le cantonnier du village qui avait été missionné pour couper l’eau de ce dernier qui accumulait les factures impayées. Le tireur n’étant pas solvable, le Fonds de garantie des victimes du terrorisme et d’autres infractions (FGTI) prend en charge les multiples conséquences liées à l’agression. Mais l’assurance de la commune refusera ensuite de couvrir ces frais. Voila pourquoi la commune d’Olloix lui doit 148894 €

http://www.lamontagne.fr/olloix/internet-multimedia/ruralite/2016/12/24/le-petit-village-d-olloix-cherche-desesperement-150-000-euros_12221076.html

Désespéré, le Maire D’Olloix témoignait aux journalistes de « La Montagne »

« La République nous oublie et nous méprise. J’ai parfois l’impression que si on disparaissait totalement, ça arrangerait tout le monde… ».

L’UPR Auvergne vous rassure Monsieur le Maire, c’est bien le cas, les communes de 300 habitants n’existeront bientôt plus. Mais ça n’arrange pas tout le monde, ça n’arrange qu’un certain monde…

La loi NOTRé, et plus largement, le consensus de la caste politique, veulent en finir avec les petites communes. Prétendument pour faire des économies. Toujours ces sacro-saintes économies ! Pourtant, les budgets des nouvelles organisations explosent, à commencer par les budgets des nouvelles régions rassemblées malgré le désaccord profond de la grande majorité des Français.

L’UPR veut revenir à une organisation nationale à trois étages : les communes, les départements, et la nation. Les anciennes régions seront conservées mais leur rôle ne sera pas central.

L’UPR donnera aux communes les moyens de leur existence. Les Maires des communes sont les élus envers qui les Français ont le plus confiance, ils sont des élus proches du peuple et bien souvent dévoués à leur commune et aux habitants de cette dernière.

Ceci soulève un soupçon sur les causes de cette volonté de mettre à mal les communes, de la ressembler dans des communautés de communes administrées au suffrage indirect, ainsi que d’en finir avec les petites communes. 

Qu’est-ce qui empêche l’installation des zones de stockage des déchets sur les nappes phréatiques ? Des incinérateurs en dessous des villages dont les fumées remontent dans les chaumières ? Des supermarchés qui détruisent tous le réseau artisanal et les petits commerçant d’un village ? La démocratie locale.


L’État français n’aide plus les petites communes et programme leur disparition. Il n’y a plus d’avenir, à l’heure de la prétendue mondialisation inévitable, pour les petits villages, hormis le tourisme.

L’Union européenne est évidemment la première responsable dans la mondialisation économique qui exige l’abandon de notre ruralité. D’abord par la destruction de l’agriculture Française en la mettant en concurrence généralisée et déloyale avec le reste du monde. Ensuite en imposant un politique d’austérité après avoir participé activement à la situation économique catastrophique de notre pays.

Les gouvernements, de gauche comme de droite, acceptent servilement cette politique européenne alors qu’une solution simple et légale existe pour que les Français puissent de nouveau se gouverner eux-mêmes et décider de leur avenir collectif. Cette solution simple et légale est l’Article 50 du Traité sur l’Union européenne : 

Article 50 : Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.

C’est la condition sine qua non à la solidarité nationale et au maintien d’une ruralité qui a constitué notre beau pays. Et le fait de pouvoir à nouveau se gouverner nous mêmes, ça s’appelle la liberté.

Merci à Pierre pour l’information.

Mathias Masclet