L’ARBRE LOI TRAVAIL CACHE LA FORET BRUXELLOISE. Petite enquête sur les GOPE

Recommandations ou menaces européennes ?

Avant propos :
Je vous recommande de lire cet article, ce n’est qu’une recommandation, mais si vous ne le lisez pas, vous devrez me donner 100 000 €. Vous allez me dire que c’est un ordre, pire, que c’est une menace ! Non. En euro-langue, c’est une recommandation. Ça y est, les GOPE (grandes orientations de politique économique) sont enfin sorties du bois. Il y a quelques années, personne en France ne semblait connaitre les GOPE, et pourtant chacun y obéissait…
Aujourd’hui, certains osent du bout des lèvres balbutier ce nom maudit, comme si l’évocation de ces quatre lettres allait ouvrir la boite de Pandore. Et c’est bien le cas, puisque dans la seconde où les Français prendront vraiment conscience de la nature de ces GOPE, ils demanderont de sortir de l’Union au plus vite.Voilà pourquoi on parle à demi-mots de ces GOPE, on ne peut plus le taire, mais on peut toujours minimiser leur importance.
Les GOPE, ces fameuses recommandations que le conseil européen fixe et que chaque nation européenne doit appliquer sous peine d’amende.

Les GOPE : comment ça fonctionne ?

En bref ? Lorsqu’on explique sérieusement, on ne peux pas être très bref, du coup, moins de gens nous lisent, voila pourquoi les semi-vérités triomphent sur les vérités. Il faut se référer à l’article 121 du TFUE : (1)
1 « Les États membres considèrent leurs politiques économiques comme une question d’intérêt commun » Intérêt commun ? Ces GOPE ravagent les économies et les modèles sociaux des nations européennes. Intérêt commun à qui ? L’oligarchie toujours plus riche dont l’UE est leur formidable outil ?
2 « Le Conseil, sur recommandation de la Commission, élabore un projet pour les grandes orientations des politiques économiques » On nous fait croire que le conseil fixe les GOPE, mais ces dernières sont fixées par les traités ultralibéraux de l’UE, et par la commission européenne, gardienne zélée de ces traités ploutocratique.
3 « Les États membres transmettent à la Commission des informations sur les mesures importantes qu’ils ont prises »
4 « Lorsqu’il est constaté… que les politiques économiques d’un État membre ne sont pas conformes aux grandes orientations ou qu’elles risquent de compromettre le bon fonctionnement de l’Union économique et monétaire, la Commission peut adresser un avertissement à l’État membre concerné. Ah ! Un avertissement ? Mais que nous importe un avertissement ? Ce sont donc bien des recommandations et non des menaces ! L’affaire est close, pourquoi donc tout ce tapage ? Parce que chaque pays n’a de cesse d’appliquer des programmes économiques conformes aux GOPE qui, pourtant, se révèlent catastrophiques pour les peuples et les nations.

Personne n’oblige, mais tout le monde obéit, n’y aurait-il pas anguille sous roche ? L’anguille européenne ?

La voici : Article 258 du TFUE : « Si la Commission estime qu’un État membre a manqué à une des obligations qui lui incombent en vertu des traités, elle émet un avis motivé à ce sujet, après avoir mis cet État en mesure de présenter ses observations. Si l’État en cause ne se conforme pas à cet avis dans le délai déterminé par la Commission, celle-ci peut saisir la Cour de justice de l’Union européenne”.
Si le maitre juge que l’esclave est un mauvais esclave, il peut saisir le conseil juridique de la bonne tenue de l’esclavagisme afin que justice soit faite… Cet article à lui seul montre le caractère dictatorial de la commission. On dirait l’état Français démocratiquement élu qui demande des comptes à un préfet, élu par personne. Sauf qu’ici c’est la commission élue par personne, qui demande des comptes aux gouvernements démocratiquement élus.
Ainsi, la France a été condamnée par la cours de justice européenne à payer 10 millions d’euros en 2008 pour ne pas avoir autorisé la culture des OGM sur son sol. Bruxelles demandait à la France 38 millions d’euros d’amende forfaitaire, parce que la France obéissait à la population française, bien informée sur le sujet, qui ne voulait pas que les OGM viennent pourrir l’agriculture française. (2)
Les exemples sont légions, et c’est la raison pour laquelle les États de l’UE tremblent à l’idée de désobéir aux GOPE.

CONCLUSION : Menace ou recommandation ? – Menace et prise d’otage !

Les GOPE sont bien des menaces, le conseil européen n’est qu’un pot-pourri de ministres aux intérêts divergents, incapables de se mettre d’accord, et soumis aux traités ultralibéraux de l’UE. Puisqu’ils ne peuvent et ne pourront jamais se mettre d’accord sur rien, ils fléchissent là ou le vent souffle le plus fort, dans le sens de la commission européenne. Et la commission Européenne obéit aussi étrangement à Washington que les États européens aux GOPE de l’UE… (3)
Certains peuvent trouver troublantes ces influences, l’UPR n’est pas du genre à jouer les Candides. Nous avons en vérité affaire a une véritable dictature cachée, l’empereur derrière le rideau n’est autre qu’une petite oligarchie multinationale qui corrompt les gouvernements et les utilise pour légitimer leur pouvoir. L’Union européenne fut, est et sera, l’instrument de cette oligarchie, il suffit de lire les traités pour s’en convaincre, ils sont structurellement au service d’une petite poignée d’ultra-riches. La démocratie n’est plus qu’une démocratie de façade et les moulinets de nos hommes politiques ne servent qu’à faire croire qu’il existe encore la possibilité de choisir notre avenir collectif.
Cependant, si nous regardons à la loupe la politique de ces dernières décennies, elle se résume ainsi. La droite fait croire au peuple qu’elle à la paternité des GOPE, elle les prend sur elle et prétend que ces dernières n’existent pas tout en y obéissant. La gauche (PS et Front de Gauche) est obligée de mentir, elle appelle à l’Europe sociale et à l’Europe des travailleurs, qui sont des mythes (4). Elle explique que son ennemi est la finance afin de se faire élire et servir la finance en obéissant aux GOPE dès le début de leur mandat. Le FN, quand à lui fait semblant de s’opposer à l’UE pour attirer les électeurs à eux sans ne jamais appeler à sortir de l’UE (5)

Les Français doivent donc choisir entre cette Europe, telle qu’elle est, ou sortir de celle-ci.

La possibilité d’une autre Europe étant nulle, nous devons affronter la question avec sérieux et courage : Soit nous obéissons aux GOPE, à l’UE, et à l’empire transatlantique et acceptons les OGM, les gaz de schistes, le TAFTA et la toute-puissance des multinationales et des grandes banques sur les peuples. Tirons alors un trait sur la démocratie, la solidarité nationale et notre modèle social.
Sinon, nous sortons de l’UE et rétablissons la démocratie en France. Nous pourrons alors à nouveau décider de notre avenir. Pour cela, il suffit d’appliquer l’article 50 du TUE : « Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union. »La loi travail n’est qu’un épiphénomène et qu’un avant-gout de la destruction du modèle social Français.L’introduction des OGM n’est qu’un avant-gout de l’accaparement du vivant par Monsanto et autres industries de l’agro-alimentaire.
La loi NOTRé n’est qu’un avant-gout de la destruction de la France pour bâtir des euro-régions à la solde de Bruxelles et incapable de se défendre contre elle.Faire considérer que la France va mal et vouloir rester dans l’UE consiste à se plaindre des conséquences alors qu’on chérit les causes…Alors ? En 2017, on vote pour des imposteurs ou pour l’UPR ? La question est grave car notre avenir et l’avenir de notre pays est en jeu.
Délégué régional UPR pour l’Auvergne
07/06/2016
Sources :
(1) TFUE – Article 121 (Ex-article 99 TCE : constitution européenne refusée par les Français lors du referendum de 2005, mais refourguée en 2008 sous le nom de traité de Lisbonne.)
1. Les États membres considèrent leurs politiques économiques comme une question d’intérêt commun et les coordonnent au sein du Conseil, conformément à l’article 120.
2. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, élabore un projet pour les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union et en fait rapport au Conseil européen. Le Conseil européen, sur la base du rapport du Conseil, débat d’une conclusion sur les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union.Sur la base de cette conclusion, le Conseil adopte une recommandation fixant ces grandes orientations. Le Conseil informe le Parlement européen de sa recommandation.
3. Afin d’assurer une coordination plus étroite des politiques économiques et une convergence soutenue des performances économiques des États membres, le Conseil, sur la base de rapports présentés par la Commission, surveille l’évolution économique dans chacun des États membres et dans l’Union, ainsi que la conformité des politiques économiques avec les grandes orientations visées au paragraphe 2, et procède régulièrement à une évaluation d’ensemble.Pour les besoins de cette surveillance multilatérale, les États membres transmettent à la Commission des informations sur les mesures importantes qu’ils ont prises dans le domaine de leur politique économique et toute autre information qu’ils jugent nécessaire.
4. Lorsqu’il est constaté, dans le cadre de la procédure visée au paragraphe 3, que les politiques économiques d’un État membre ne sont pas conformes aux grandes orientations visées au paragraphe 2 ou qu’elles risquent de compromettre le bon fonctionnement de l’Union économique et monétaire, la Commission peut adresser un avertissement à l’État membre concerné. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, peut adresser les recommandations nécessaires à l’État membre concerné. Le Conseil, sur proposition de la Commission, peut décider de rendre publiques ses recommandations.Dans le cadre du présent paragraphe, le Conseil statue sans tenir compte du vote du membre du Conseil représentant l’État membre concerné.La majorité qualifiée des autres membres du Conseil se définit conformément à l’article 238, paragraphe 3, point a).
5.Le président du Conseil et la Commission font rapport au Parlement européen sur les résultats de la surveillance multilatérale. Le président du Conseil peut être invité à se présenter devant la commission compétente du Parlement européen si le Conseil a rendu publiques ses recommandations.
6. Le Parlement européen et le Conseil, statuant par voie de règlements conformément à la procédure législative ordinaire, peuvent arrêter les modalités de la procédure de surveillance multilatérale visée aux paragraphes 3 et 4.
(2) La France doit payer 10 millions d’euros à Bruxelles pour avoir refusé d’autoriser la culture des OGM en France. http://www.lexpress.fr/…/ogm-une-amende-de-10-millions-d-eu…
(3) Une autre Europe est-elle possible ?https://www.youtube.com/watch?v=UPpXKtSJcRIA partir de la 20ième minute : les influences de la commission européenne. https://www.youtube.com/watch…
(4) Le mensonge de la gauche sur l’Europe sociale https://www.youtube.com/watch?v=77aYFzdWn50
(5 ) Les 21 versions contradictoires du FN sur l’UE et l’EURO https://www.youtube.com/watch?v=LwvnNJO6RBo