LE COMPTEUR LINKY PLUS FORT QUE L’UPR

C’est toute rage contenue que j’ai mis ce titre, que d’aucuns trouveraient provocateur, mais j’espère que ce billet pourra nourrir la réflexion de nos militants.

Jeudi 29 juin, réunion d’information sur les compteurs Linky, à Vichy. Des membres de l’association à l’origine de l’événement étant amis, il était normal de mobiliser nos adhérents pour venir nombreux et leur manifester notre soutien.

Salle comble, plus de monde que je n’aie jamais réuni aux cafés citoyens que j’ai animés, plus de monde qu’au débat du 3 juin entre les candidats aux dernières législatives. De nombreuses personnes debout dans la salle et d’autres, debout aussi, dans la pièce qui fait antichambre. Faute de place, beaucoup ont dû renoncer et partir.

J’ai retenu que cette nouvelle génération de compteurs communicants, comme dit la propagande, n’apporte rien de mieux par rapport à celle qui existe déjà, si ce n’est son obsolescence programmée et une atteinte à la vie privée des usagers. J’ai aussi appris que les compteurs Linky sont prépayés par les usagers qui, souvent à leur insu, payent depuis trois ans la TURPE, la redevance qui a permis de financer ces engins, redevance qui ne figure pas toujours en clair sur les notes qui leur sont adressées par Enedis, ex-EDF. J’ai également retenu que ces compteurs communicants sont autoévalués, c’est-à-dire que leur étalonnage n’obéit à aucun contrôle, celui de l’administration des poids et mesures, par exemple. J’ai enfin appris qu’une directive européenne est à l’origine de la loi 2015-136 du 9 février 2015 sur la transition énergétique, qui valide sans rendre obligatoire l’installation de ces compteurs. Nous avons donc légalement le droit de nous y opposer, mais cela ne suffit pas car il nous faut être vigilants pour déjouer les subterfuges et la stratégie torse déployée par Enedis et ses prestataires de services pour nous les imposer. Un maire d’une petite commune a même fait état de pressions – pour ne pas dire d’intimidation – que la préfecture a exercées sur lui pour que la délibération de son conseil municipal, par laquelle un refus de ces compteurs est proclamé, soit annulée.

Je ne parlerai pas de la surexposition aux ondes électromagnétiques auxquelles nous sommes de plus en plus soumis et que les compteurs communicants vont démultiplier, ni des dommages qu’elles provoqueraint à notre organisme, étant ignorant en la matière, mais des études dont il a été fait état, conduites au Danemark et dans un autre pays de l’UE, je ne me rappelle plus lequel, où ces compteurs sont installés d’office, études qui démontreraient leur impact néfaste sur la santé humaine. Enedis, ENGIE (ex-GDF) et le Système se garderont de vous en informer.
Je parlerai plutôt de l’assistance qui, avide des réponses aux questions qu’elle posait, manifestait une réelle inquiétude et une indéniable préoccupation que je n’ai pas constatées dans mes différentes interventions sur la perte de notre souveraineté nationale et la soumission de notre pays à l’UE.
La conclusion que j’en tire est qu’il nous faut aller vers les électeurs en leur parlant d’abord de leurs préoccupations quotidiennes et de les amener, progressivement, à comprendre que les choses sont liées et, par conséquent, à dévider le fil qui relie le compteur Linky à l’UE et à l’oligarchie.

Pour s’informer sur les compteurs Linky, internet est votre ami, entre autres www.stop-linky-vichy.org

Ahmed Ghlamallah

Délégué départemental de l’Allier