Compte-rendu public du Conseil National de l’UPR du 16 juin 2018

Bien que confidentiel, j’ai décidé de faire un compte-rendu public du Conseil National, vous serez donc certainement déçus par la généralité des propos puisque je ne rentrerai pas dans les détails. J’ai écrit ce compte-rendu seul, il se peut que j’ai oublié quelques informations.

Ces derniers temps j’ai pu remarquer une quantité incroyable de militants faire des réflexions montrant un grand manque de connaissance du mouvement. La responsabilité est en partie la leur, puisqu’ils ne lisent pas les statuts et ne posent pas de questions à leur délégués, mais c’est aussi peut-être la notre, c’est à nous d’expliquer ce que nous faisons.

Dans toute association de loi 1901, c’est au bureau de rendre des comptes aux adhérents, non l’inverse. En espérant en retour que les adhérents comprennent que les cadres sacrifient une partie de leur vie pour l’UPR en pure bénévolat et par conséquent, un minimum égard est la moindre des choses. En espérant aussi que les adhérents comprennent que nous avons besoin d’aide et qu’une posture de simple observateur est contraire à l’esprit associatif, mais aussi contraire à l’esprit de l’UPR. Une libération nationale ne peut se produire que par la force d’un peuple qui se lève. Les bases étant posées, voici donc un compte-rendu public qui, je l’espère vous permettra de comprendre notre fonctionnement.

Le Conseil National de l’UPR est l’instance de rassemblement des cadres du mouvement. Sont convoqués, les délégués départementaux, les délégués régionaux, les membres du bureau national et bien sur, le secrétaire, le trésorier et le président. Sont convoqués aussi les référents temporaires qui n’ont pas de droit de vote et 25 adhérents volontaires tirés au sort en tant qu’observateurs. Le Conseil National consiste en un contrôle des instances dirigeantes (Président, Secrétaire, Trésorier et autres membres du Bureau National) par les délégués régionaux et départementaux. (voir 12.2 https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2014/10/Statuts-de-lUnion-populaire-républicaine-3.pdf)

Un peu avant 10h, François Asselineau, président et fondateur du parti a peint un portrait du mouvement et de la scène politique française. Son introduction était aussi une analyse optimiste des élections européennes de 2019 puisque la France revient pour ces élections à une liste nationale, ce qui rend difficile le fait de pouvoir concourir. Il n’y aura donc pas autant de listes qu’en 2014. L’élection ne comptera qu’un seul tour, ce qui rend caduc le vote utile. L’UPR a profité de 2018 pour améliorer sa structuration après des années de crise de croissance.

Une fois le discours du président terminé, les commissaires aux comptes ont rendu leur rapport d’expertise des comptes de l’UPR pour l’année 2017. Ils procèdent par sondage, c’est à dire qu’ils prennent au hasard des parties de la comptabilité et l’observent à la loupe, si tout semble cohérent, il disent n’avoir rien découvert qui puisse leur permettre de penser insincères les comptes de l’UPR. C’est ce qu’il s’est passé. Quelques questions ont été posées, tant au président et au trésorier qu’aux commissaires aux comptes, puis le quitus à ensuite été voté. Les commissaires aux comptes, avant de s’en aller, ont expliqué l’impact des directives européennes sur leur profession : 10 000 commissaires devraient fermer boutique dans les années à venir, et comme si ça ne suffisait pas, on ouvre la profession aux travailleurs détachés.

Toujours dans les chiffres, Charles-Henri Gallois a ensuite présenté une projection financière de 2018 – 2019. Des questions ont été posées, s’en est suivi un long échange, cette partie de l’ordre du jour est d’une grande importance. Comment les délégués pourraient-ils proposer avec pertinence des idées au Bureau National ou répondre avec intelligence aux propositions des adhérents si ils ne connaissent pas les couts de chaque action militante, du local, des affiches etc. ?

Charles-Henri Gallois, a clarifié la question du financement des délégations qui a été voté cet hiver. Si ce budget alloué est bien utilisé et dynamise les délégations, une augmentation de ce dernier est possiblement prévu. Bien sur, après les élections de 2017, notre nombre d’adhérents stagne et une réflexion sur la manière de donner envie au gens de ré-adhérer à été posée.

Avant de déjeuner, nous avons pu avoir un état des lieux de l’organisation interne de l’UPR, bien trop court à mon gout, mais il avait le mérite de nous permettre de voir les équipes lentement retrouver leur panache après l’épreuve qu’a été 2017 pour note mouvement. Un appel à été lancé pour trouver des graphistes pro, des relecteurs, des volontaires pour le service courriel.

Ensuite, nous sommes allé manger un sandwich au nouveau siège de l’UPR, 28, rue Basfroi, 75011 Paris. Les réparations ne sont pas encore terminées. Bien plus grand que le précédant, ce siège pourra accueillir des réunions et comportera un studio d’enregistrement pour la web TV.

Nous avons ensuite évoqué les actions juridiques de l’UPR. Elles sont nécessaires car elles obligent nos détracteurs à se contenir sur les diffamations et insultes, mais elles sont couteuses. En guise d’exemple, un journaliste a expliqué il y a quelques mois à peu près ceci : François Asselineau est revenu de la nouvelle télé RT avec une valise (du Kremlin), les affiches UPR devraient pousser de nouveau comme des champignon après la pluie sur la France. L’UPR ne peut pas laisser passer une telle diffamation, qui vise à nous faire passer pour un parti stipendié, alors que nous sommes le contraire exacte de cette diffamation puisque seuls nos adhérents et donateurs nous font vivre.

Les commissions thématiques furent ensuite abordés, la commission migration a pris du retard. D’autre commissions vont être mise en place, mais les thèmes seront plus précis afin de ne pas se perdre sur un sujet trop vaste.

L’université d’automne de l’UPR est en cours de préparation, une demande à été faite aux délégués pour trouver une salle belle est pas trop onéreuse, pouvant contenir 1400 personnes. Si vous avez une idée, contactez votre délégué. Jean-Christophe Loutre, a expliqué brièvement quelle formation sera prodiguée aux cadres durant l’université d’automne.

Les élections européennes se rapprochent, le retour aux listes nationales induit un cout de campagne autour des 500 000 € pour les partis politiques. Autant dire que certains d’entre eux ne pourront pas participer à ce scrutin. Une honte de plus pour la démocratie qui, en revanche, arrange l’UPR puisque les voix ne seront pas autant dispersées qu’en 2014.

Enfin, les relations presse ont été traitées, l’UPR est toujours sur la liste noire des médias inféodés. Cependant, les derniers entretiens (avec Éric Brunet par exemple) laissent présager un changement de ton et peut-être une volonté de faire passer François Asselineau de temps en temps. L’UPR ne ralentit pas ses demandes pour être interrogée et songe à chercher un employé qui travaillerait exclusivement là dessus. Des actions de contournement du verrouillage médiatique ont été proposées, notre président envoie maintenant un dossier complet prouvant que l’UPR est censuré, chiffres à l’appui, aux directeurs des grands médias.

Pour conclure nombre de questions générales furent posées. Des critiques, des conseils, des coups de gueule… Et heureusement ! L’esprit de corps était comme toujours là, loin des paniers des crabes que l’on peut voir dans les autres mouvements. Beaucoup de problèmes devraient être traités, certains sont capitaux, d’autres secondaires. Il est bien rare de voir une organisation bénévole avec des cadres qui ont autant d’ardeur. Bien que le Conseil National avait pris un peu de retard, l’ordre du jour a été épuisé.

C’est donc au Bureau National de faire en sorte que lors du prochain Conseil National, il n’y ait plus les mêmes conseils, les même critiques, les mêmes coups de gueule. Prouvant notre capacité à régler les problèmes actuels. Même si c’est, n’en doutons pas, pour laisser la place à de nouveaux problèmes à résoudre. “On résout les problèmes qu’on se pose et non les problèmes qui se posent.” Henri Poincaré.

En espérant vous avoir éclairé.

Membre du Bureau National
Délégué pour l’Auvergne