Belle manifestation du jeudi 22 mars à Clermont-Ferrand.

La délégation départementale du Puy-de-Dôme était présente et a répondu à l’appel des syndicats pour manifester un désaccord total avec le saccage des services publics qui règne en France depuis des décennies.

La défense des services publics ne consiste pas bêtement à défendre l’emploi des fonctionnaires. C’est défendre le service du public, le service des Français, c’est défendre la République. Soigner les malades, permettre aux Français de boire de l’eau potable, d’avoir accès à l’électricité, à la culture, à l’éducation. Et ce, non pour dégager de l’argent, mais comme une fin en soi. Le service public est justement de la haute politique, une politique de noblesse d’âme, au service des citoyens et non de l’argent rois.

Et c’est justement ceci qui pose tant de problèmes à Bruxelles qui organise (par l’article 106 du TFUE) l’ouverture à la concurrence des services d’intérêts généraux. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que la lois du fric doit régner partout, même lorsqu’il s’agit d’éduquer nos enfants, de fournir de l’eau potable, ou d’emprisonner les gens !

Nous étions un peu plus d’une quinzaine de militants UPR ce matin à Clermont-Ferrand pour défendre les services publics, et nous fumes très bien accueillis par les manifestants !

Devant nous pouvons voir Henri, chef de la deuxième circonscription du Puy-de-Dôme, toujours aussi bon pour faire passer les idées de l’UPR avec des mots simples et aimables.

Nous étions autour de 6000 manifestants ce matin à Clermont-Ferrand, dans une très bonne ambiance. Les partis politiques étaient présents en nombre mais une cordialité et un sentiment d’unité nous éloignait des guerres de chapelles. Au contraire, une forme de curiosité animait les militants qui tentaient de comprendre pourquoi telle ou telle personne était dans tel ou tel parti. Ce brassage social est une excellente manière de comprendre chaque personne et de voir où en sont les forces sociales en France. L’UPR est de plus en plus un objet de curiosité, et notre inflexibilité sur la question de l’UE pousse souvent au respect.

La banderole fut souvent prise en photo et attirait en général beaucoup de sympathie.

Les convictions se transforment avec le temps. L’Union Européenne n’est plus défendu que par une minorité de personnes qui ânonnent de vieilles badernes : l’Europe c’est la paix, c’est une belle idée. Mais ils n’y croient plus, il tentent de défendre une dernière fois l’indéfendable. L’immense majorité des gens oscillent entre une autre Europe et la sortie pure et simple. Quel Progrès ! Quatre ans auparavant, le FREXIT était un tabou terrible et indicible !

Les idées progresse d’année en année, et combien de fois avons-nous entendu dans la matinée : “Ah… c’est vrai, vous avez raison, l’UE est un piège à rat, il va bien falloir en sortir. C’est vrai qu’on n’arrivera jamais à changer l’Europe.” Donc courage ! Les idées progressent à toute allure et qui sait si dans cinq ans les Français seront ou non de nouveau un peuple souverain.

L’équipe UPR Puy-de-Dôme au départ de la manifestation.

Le seul côté désespérant dans cette manifestation se trouvait dans la vindicte anti Macron qui ressemblait vraiment à l’amnésie traitée par George Orwell dans La ferme aux animaux ou 1984 : “Nous avons toujours été en guerre contre l’Estasia” expliquent les citoyen dans cette contre-utopie alors que la guerre fut déclarée il y a moins d’une semaine !

Idem pour Emmanuel Macron, qui semblait être responsable des tous les maux qui touchent nos services publics, alors que chaque gouvernement, de droite comme de gauche les démantèlent sous les ordres de la commission européenne qui fait respecter les traités européens. Macron n’est qu’un laquais de Bruxelles, et l’Union européenne veille à ce que la France continue de brader ses services publics.

C’est aussi pour cela que nous étions là, redonner un cadre historique et politique et éviter que le taureau fonce tête baissée sur le chiffon rouge que lui présente le torero. Nos idées progressent, bientôt l’UE sera montrée du doigt et plus personne ne pourra occulter la question du FREXIT.

Un grand merci à tous les militants d’être venu !

Mathias Masclet
Délégué régional pour l’Auvergne
Membre du Bureau national.